Les zombis sont des victimes des houngans (prêtre vaudou) qui leur administreraient une drogue à base de tétrodotoxine, un poison puissant que l'on retrouve dans le tétraodon (poisson-ballon). Cette drogue serait administrée par contact avec la peau sous forme de poudre ou de liquide. En Haïti, on parle de « recevoir un coup poudre ». Elle donnerait à la victime toute l'apparence d'un mort par un arrêt complet apparent des fonctions vitales, tandis que le sujet resterait conscient et continuerait d'entendre ce qui se passe autour de lui.
Selon les sources[réf. nécessaire], le poison aurait un effet limité dans le temps ou pourrait être annulé avec un antidote. Le sorcier viendrait ainsi déterrer le corps de la victime et lui administrerait d'autres drogues hypnotiques, pour le réduire en esclavage.
Cette pratique, courante à Haïti et au Bénin, est interdite, mais elle perdure néanmoins, le vaudou étant une tradition ancestrale dans la culture de ces peuples[réf. nécessaire].
Des études ont été menées sur le sujet par le docteur Wade Davis de l'université de Harvard. Clairvius Narcisse est une victime de la « zombification » qui a pu témoigner.
Jusqu'au XIXe siècle planait la peur, dans les populations d'Europe centrale, d'un retour des morts ; c'est pourquoi lors de la veillée des morts, il était courant d'assommer le mort supposé si celui-ci se levait du lit de mort. Étant donné que les méthodes pour constater la mort étaient très incertaines, cette pratique était très fréquente.